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Guide · Assainissement (ANC)

Le test de percolation (Porchet), expliqué simplement

Un trou, de l'eau, un chronomètre — et pourtant c'est cet essai qui décidera si votre parcelle peut accueillir un épandage, un filtre à sable ou une filière compacte. Voici comment un test de Porchet se déroule réellement, comment lire son résultat, et pourquoi la version « bricolée » donne si souvent un chiffre faux.

Publié : juillet 2026 · Lecture : 4 minutes

1. Le principe

L'essai Porchet mesure la capacité d'infiltration du sol à la profondeur où travaillera la future filière. On fore un trou de dimensions connues, on le remplit d'eau pour saturer le sol alentour — étape décisive, souvent bâclée —, puis on maintient un niveau d'eau constant et on mesure le débit que le sol absorbe. Ce débit, rapporté à la surface d'infiltration du trou, donne la perméabilité K, en millimètres par heure.

2. Le déroulé sur votre terrain

Le tout s'inscrit dans l'étude de sol et de filière — avec les sondages de reconnaissance, la vérification de la nappe et le dimensionnement qui transforment ce chiffre en projet validable par le SPANC.

3. Lire le résultat : K en mm/h

Le K ne suffit pas : une nappe haute, un rocher proche ou une pente marquée peuvent disqualifier un épandage malgré une perméabilité idéale. C'est l'ensemble sol + eau + place qui décide — jamais un chiffre isolé.

4. Les pièges de mesure

FAQ

Combien coûte un test de Porchet ?

Il est rarement vendu seul : il fait partie de l'étude de sol et de filière (300 à 600 € TTC pour une parcelle de maison individuelle), qui comprend aussi les sondages à la tarière, le dimensionnement et le plan d'implantation. Isolé de cette chaîne, un chiffre de perméabilité ne permet de toute façon pas de monter un dossier SPANC.

Que signifie le K mesuré ?

K est la perméabilité du sol, exprimée en millimètres par heure : la vitesse à laquelle l'eau s'y infiltre. En dessous d'environ 15 mm/h, le sol en place ne peut pas servir d'épuration et il faut un massif reconstitué ; entre 15 et 500 mm/h, l'épandage dans le sol est envisageable, la surface étant dimensionnée d'après K ; au-delà, le sol filtre trop vite pour épurer et il faut également reconstituer.

Puis-je faire le test moi-même ?

Techniquement, creuser un trou et chronométrer une descente d'eau est à la portée de tous — mais un SPANC n'acceptera pas une mesure autoproduite, et l'exercice est trompeur : sans saturation préalable correcte, sans niveau constant et sans répétition sur plusieurs points, le résultat peut être faux d'un facteur dix. C'est le geste du bureau d'études, dans le cadre d'une étude complète.

Pourquoi plusieurs points de mesure ?

Parce qu'un sol change en quelques mètres — une lentille d'argile, un remblai ancien, une variation de pente suffisent. Mesurer en un seul point, c'est risquer de dimensionner toute la filière sur une anomalie locale. Les études sérieuses multiplient les points sur la zone d'implantation pressentie et retiennent une valeur représentative.

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